dimanche 1 juin 2008

John Hagee, le conseiller spirituel de John McCain qui l'affirme : "L'église catholique est une putain !"



John Hagee, le conseiller spirituel de John McCain qui l'affirme : "L'église catholique est une putain !"
Le père de McCain avait donné l'ordre de mentir à tous ses subordonnés dans l'affaire de L'USS Liberty.

http://siebenthal.org/articles.php?lng=fr&pg=3125



Béatrice Péreire


C'est le conseiller spirituel de John McCain qui l'affirme :
John McCain n'est pas n'importe qui. C'est le candidat du Parti républicain à la Maison blanche. John Hagee n'est pas non plus le premier venu. C'est son pasteur attitré. Là-bas, c'est comme ça, à chacun son directeur de conscience, tout comme les chevaux de courses ont leurs jockeys. Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate a – ou avait le sien –, le pasteur Wright. Lequel causa un certain scandale à la suite duquel Obama le lâcha. Celui suscité par Hagee revêt d'autres proportions, bien plus lourdes de conséquences. McCain ne l'a pas lâché, juste désavoué. C'est là toute la différence.

« Le 11 septembre, c'est le prix que les USA ont eu à payer pour leur politique étrangère, menée depuis tant d'années… » Voilà, en substance, ce qu'affirme le pasteur Wright. On peut y voir une simple opinion. Un "dérapage". Un fait avéré. Ou encore un simple effet mécanique : depuis 1979, les USA ont financé, aidé, manipulé, parfois, l'islamisme de combat, en Afghanistan, avant de le trahir en occupant les Lieux saints de La Mecque, par bases militaires interposées, lesquelles sont installées en Arabie Saoudite, dès la première Guerre du Golfe, en 1990. De tels cyniques retournements d'alliance, mâtinés d'angélisme crétin, ne présentent rien de nouveau. Ainsi, le républicain John McCain se vend-t-il aux électeurs comme héros de la lutte anticommuniste, durant la guerre du Vietnam. Certes. Mais si la CIA n'avait pas prêté main-forte au Vietminh contre les Français, du temps de nos guerres indochinoises, McCain, au lieu de croupir dans les prisons vietnamiennes, aurait pu tranquillement continuer à tondre la pelouse de la maison familiale de Coco Solo, au Panama, autre nation, indépendante, paraît-il, mais chasse gardée de la puissante Amérique et, à ce titre, placée sous pavillon de tutelle. Le général Noriega, ancien président du cru et ayant émargé sur les fonds secrets de la Maison blanche, en sait quelque chose : destitué à la suite d'une intervention militaire américaine, la justice de Floride l'a condamné à quarante ans de réclusion. John McCain, héros, donc. Mais à son corps défendant. Cocu de son pays. Tel un pauvre Rambo. Qui ne sait probablement pas que durant la Guerre d'Algérie, les USA soutenaient le FLN contre la France, estimant que la décolonisation valait pour tous, hormis eux. Ou prirent ensuite fait et cause pour le FIS et le GIA islamistes contre le FLN laïque. La France chiraquienne fut l'une des rares nations européennes à s'opposer à cet énième marché de dupes : elle en paya le prix fort, dans sa chair, lors des attentats parisiens de 1995. On notera que, des années durant, l'Angleterre, principal allié des USA, a refusé de livrer à la justice française, l'un des principaux instigateurs présumés de ces crimes en série : Rachid Ramda. CQFD, un peu.

En revanche, ce qu'affirme un autre pasteur, proche soutien de McCain, John Hagee, est autrement plus fâcheux. L'hebdomadaire américain Newsweek semble être le premier à avoir levé le lièvre. Résumons. Le Pape Benoît XVI et son Vatican ? « La putain de Babylone » Rien que ça. « Des Croisades à la Shoah tout en passant par l'Inquisition », l'Église catholique est « cause de tous les malheurs du Monde en général et du peuple juif en particulier ». « L'anti-Christ » ? Ce sera le « futur Président de l'Union européenne ». Autant dire qu'il conviendra de l'assassiner avant qu'il n'ait eu le temps de perpétrer ses futurs crimes. Contre qui ? Israël, bien sûr. Et c'est là où tout se complique. Car dans les fantasmes millénaristes de la droite chrétienne locale, on aime les Juifs comme Marc Dutroux chérit les enfants. Il faut hâter la Fin des temps. En attendant l'Âge d'or. Quand l'État hébreu et ses habitants, en passe d'être noyés dans un bain de sang, se convertiront finalement au christianisme. Bref, dans ce drame macabre en plusieurs actes, ceux que John Hagee prétend défendre doivent disparaître, culturellement et religieusement, au dernier. En attendant, il convient de bombarder l'Iran à titre préventif, dixit ce sioniste anti-israélien et, au bout du compte, antisémite.

Certes, il ne s'agit que de l'avis que d'un de ces innombrables pasteurs, gourous de sectes aussi innombrables ayant toutes ceci en commun d'avoir été fondée contre le catholicisme du Vieux monde et de cette "putain de Babylone" que demeure, à leurs yeux, nôtre Rome commune, européenne et orientale. Nonobstant, John Hagee ne fait rien d'autre que de brailler très fort ce que tant d'Américains, ceux de la fameuse "Bible Belt", ceinture biblique et équivalent fondamentaliste de la "ceinture rouge" enserrant jadis notre capitale, pensent tout bas. D'un intégrisme l'autre… Rien de méchant à tout cela. Juste de la logique. Les "Pères fondateurs" de la "Nouvelle Terre promise" étaient ceux du Mayflower, promis à la corde ou à l'Atlantique, par une Angleterre qui, gallicane de fait, n'avait pourtant que peu de cadeaux à faire au Vatican. Mais à furieux, furieux et demi. Toujours aussi logiquement, ces mayfloweriens, théocrates d'un genre nouveau, ont enrôlé Dieu sous leur bannière, faisant ainsi entrer, événement inédit dans l'histoire des peuples civilisés, la religion de plain-pied dans la sphère politique. Ils incarnaient le "Bien". Les autres étaient donc le "Mal". Quiconque leur résistait devait être réduit à néant, puisque suppôts présumés du "Mal". D'où les Indiens génocidés. Les Nègres réduits en esclavages. Les Français boutés hors d'Amérique – sinistre bourde napoléonienne que de leur avoir vendu, pour une bouchée de pain, notre belle Louisiane. Les Espagnols virés à coups de bottes – de cet épisode, le grand John Wayne aura au moins tiré un chef d'œuvre du Septième art et un manifeste révisionniste, Alamo. L'interdiction de tous les pays catholiques ayant l'outrecuidance de camper au Sud de leurs frontières de prétendre à la souveraineté politique. Depuis, toujours la même antienne. Avant même le Da Vinci Code de Dan Brown, ouvrage interdit, sur papier comme sur pellicule dans tous les pays musulmans, la même nauséeuse littérature : contre saint Pierre, un imposteur, et ses descendants, le Pape Pie XII au premier chef, évidemment complice actif de la Shoah – il a eu le plus bel arbre au Mémorial des Justes en Israël, mais peu importe, la puissance de feu médiatique américaine, relayée par Hollywood, fait le reste. Cet état d'esprit, à base de ces fameux « complots jésuites et vaticans », ayant fourni depuis deux siècles une volumineuse littérature paranoïaque, systématiquement anticatholique, anti-européenne et souvent antifrançaise est-elle diligentée par le monde arabo-musulman ? Non. Même les islamistes les plus fondamentalistes s'en prennent parfois aux chrétiens, éventuellement au christianisme des évangélistes américains de tendance néo-conservatrice ; mais au catholicisme en tant que religion, jamais. Une caricature du Pape en terre musulmane ? Impensable. Aux USA, en revanche… C'est en ce sens que les propos de John Hagee sont tout, sauf anodins, puisque révélateurs d'une psyché profondément ancrée dans un peuple dont le christianisme proclamé est historiquement fondé sur la haine du catholicisme. Il n'est pas anodin non plus qu'il ait fallu attendre l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan, en 1980, pour que Washington daigne enfin nouer des relations diplomatiques avec le Vatican, ou qu'un Pat Buchanan, l'un des rares hommes politiques d'envergure de confession catholique, ait toujours été marginalisé en un Parti républicain l'ayant finalement poussé à la porte. Les chocs de civilisations ne sont pas forcément là où on croirait les trouver…

Commentaire final:

De tels fanatiques "protestants" peuvent pousser à la guerre pour cacher les problèmes économiques.

Pour répondre à leurs excès, voir notamment le livre de

Jean DUMONT

 

L'ÉGLISE
AU RISQUE DE
L'HISTOIRE

Préface de Pierre Chaunu
de l'Institut

 

Éditions de Paris


4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 capitale, 20 mars 2006
Par Mr. Marc Bletry (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 REVIEWER)    (REAL NAME)   
Ce livre examine l'histoire du christianisme et notamment de l'église catholique, abordant des questions particulièrement "chaudes", à savoir : empire romain et culture antique, rôle auprès des indiens d'Amérique et de la colonisation, les inquisitions et enfin les guerres de religion. Sujets extrêmement sensibles, l'auteur se situent avant tout au niveau des faits, rappelant des réalités bien souvent occultées dans les ouvrages ou les idées ambiantes, restituant toute la complexité de ces questions et des sociétés qui nous ont précédés. Il permet de revisiter et de remettre en contexte des événements aussi sulfureux que l'édit de Nantes et sa révocation, la saint Barthélémy, l'inquisition espagnole et la persécution juive en Espagne, le prétendu conservatisme chrétien, faisant systématiquement éclater bien des clichés ancrés dans les esprits, non pas par une relecture partisane, mais simplement par l'exposition des faits dans toute leur richesse.
Tout lecteur un peu intéressé par l'une ou l'autre de ces questions gagnera à lire ce livre, écrit d'une plume alerte et pas ennuyeux, malgré sa densité. Un exercice salutaire d'honnêteté historique et de rigueur scientifique, sur un sujet bien souvent passionnel.
Ce livre se complète avantageusement par la lecture de

"historiquement correct" de Sévillia.

Présentation de l'éditeur
L'historiquement correct part du présent pour juger le passé. Dans cet état d'esprit, l'histoire n'est plus un objet d'étude serein. Elle devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines. L'historiquement correct pratique l'anachronisme (les événements d'hier sont évalués selon les critères d'aujourd'hui, et non sur les valeurs qui avaient cours à l'époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant estimés à l'aune d'aujourd'hui. Ces vues simplistes, trop souvent relayées par la vulgarisation scolaire ou médiatique, faussent la complexité de l'histoire. En histoire, le mal n'est pas toujours où l'on dit, le bien n'est pas toujours où l'on croit.

Quatrième de couverture
L'historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. Il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d'esprit, l'histoire n'est plus un objet d'études serein. Elle devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines.
Ce livre expose les événements en les replaçant dans leur contexte. Il rappelle des faits oubliés ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.
En histoire, le mal n'est pas toujours où l'on dit, le bien n'est pas toujours où l'on croit.

A lire absolument.


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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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Affaire Ferraye victime des criminels financiers. Le texte de M. Denis Robert pour l' exposition au musée de la photographie et d'art moderne en Juin 2008 à Genève


Angle mort.

Ce texte est la préface d'un livre de photos qui seront exposées au Musée d'Art moderne de Genève en Juin.


En juillet 2002, je ramais à rendre intelligible le résultat de mes enquêtes sur le fonctionnement de la planète financière. J'étais fatigué d'entendre que ce que j'écrivais était compliqué. Je me souviens du moment où la route s'est éclaircie. Je partais en vacances. La voiture était pleine de cris d'enfants. Je conduisais, la tête dans le livre que j'avais laissé en chantier, me rabattant, zigzaguant entre les caravanes pour arriver le premier aux stations de péage, ralentissant à la vue d'un motard ou d'un radar. On me parlait, mais je ne répondais pas. Je cherchais la métaphore qui allait mettre tout le monde d'accord. En me faisant doubler par une grosse berline immatriculée en Suisse, à laquelle était accrochée une remorque, j'ai eu une illumination. La berline avait disparu dans l'angle mort de mon rétroviseur. Je me suis dit que la planète financière fonctionnait comme un réseau autoroutier. Avec ses stations de péage, ses bandes d'arrêts, ses voitures, ses remorques, ses plaques d'immatriculation, ses gendarmes, ses voleurs et ses itinéraires bis.

Un véhicule en dépasse un autre et reste, grâce à sa vitesse constante, caché dans le point aveugle du rétroviseur. Il aura disparu. Il aura réellement disparu de votre champ de vision, avant de réapparaître, comme par magie, quelques secondes plus tard. Il en est de même avec les transferts d'argent et valeurs. Des montagnes de yens, d'euros, de roubles ou de dollars, des paquets d'actions et d'obligations sont à portée de vue dans les remorques de grosses cylindrées sur les autoroutes de la finance. On ne les voit pas, parce qu'on ne veut pas les voir.

J'ai longtemps cru qu'il était impossible de retrouver la trace d'un virement dès qu'il passait la frontière d'un pays.Trop de trafic. Trop de vitesse. Trop de mensonges. Pas de mémoire. Ma découverte du rôle joué par les chambres de compensation internationales Clearstream et Euroclear et par la société de routing financier Swift m'a permis de comprendre à quel point mes représentations de l'argent et du capitalisme étaient fausses. Non seulement les transactions financières étaient enregistrés, mais ces informations étaient centralisées et conservées dans d'immenses gares de triage de la finance. A elles trois, ces sociétés pieuvre possédant des antennes et des clients sur toute la planète, sont devenues en une vingtaine d'années, grâce à la puce électronique et aux progrès de l'informatique, les outils essentiels de la mondialisation. Les gestionnaires du trafic dans le global village. Les sociétés de transports du capitalisme financier. Ses caisses enregistreuses. Ses pompes à essence. Ses tours de contrôle. Ses boîtes noires aussi. Toutes les banques de la planète, mais aussi des multinationales et des sociétés plus troubles sont connectés en permanence sur leurs réseaux et s'en servent pour transférer, acheter, vendre, tricher, voler, cacher. Foncer. Disparaître.

Swift se contente d'enregistrer et de transmettre des ordres de virement de banques à banques. Vous êtes en Italie, vous louez une voiture : le loueur, en passant votre carte de crédit dans son appareil, utilise le réseau Swift auquel est forcément abonné votre banque pour débiter votre compte en Basse Normandie ou sur une lagune de Saint Barth. Clearstream et Euroclear sont chargées d'organiser le commerce transfrontalier des actions et des obligations, de garantir la solvabilité des clients sur les marchés, de fluidifier les échanges financiers mondiaux et de les compenser. Elles peuvent transférer du cash , mais elles sont surtout chargées de transformer vos avoirs en investissements. Elles les font voyager et les conservent dans leurs immenses parkings souterrains. Elles sont payées pour ces services. Une commission à chaque passage et un loyer pour chaque garage.

Les banquiers et leurs informaticiens jouent sur la vitesse des échanges et sur notre ignorance des techniques de déplacements bancaires pour nous flouer. Ils utilisent dans les points aveugles du système de subtils outils de transformation et de transfert de valeurs. Ils peuvent aller si vite dans les échanges qu'on ne peut pas les suivre. Ils peuvent masquer les numéros de certaines plaques ou mélanger les remorques et les voitures au péage de telle sorte que le temps d'un déplacement, on ne sache plus très bien à qui appartient quoi. Et vers où tout cela file.

Tout se fait par des jeux d'écritures comptables. Les informaticiens de Clearstream ou d'Euroclear compensent les pertes et les gains des uns et des autres. Le cul vissé dans leur fauteuil à Luxembourg ou à Bruxelles, ils voyagent au quatre coins de la planète. On verse un million de francs dans son agence bancaire à Monaco. Le temps de se retourner, l'argent a déjà filé sur un compte à Paris, est revenu sous forme d'un placement à Jersey. Les réseaux autoroutiers sont interconnectés. Les ordres de virement filent par des câbles qui relient des ordinateurs qui relient des disques durs qui relient des coffres forts électroniques. A Londres, Francfort ou Genève, des opérateurs ont l'œil sur ce qui file. Ils partent de Swift empruntent un bridge qui les amènent chez Clearstream, puis un autre qui les fait revenir à Euroclear. Parfois on leur demande encore plus de vitesse ou de discrétion pour certains transferts. Ils utilisent alors des itinéraires bis. Ils quittent le flux et se rendent invisibles. Ils jouent sur les numéros de plaque, changent de véhicule, sèment leurs poursuivants. Ils peuvent aussi effacer les traces de certains passages. Des masses entières d'argent ou de valeurs disparaissent pour réapparaître sous une forme différente plus loin. Plus loin que la mer, dans un paradis fiscal, au large.

Les paradis fiscaux sont des leurres, des villes fantômes en bout de piste. Inutile d'aller y chercher ce qu'on ne trouvera pas. Les véhicules financiers y ont, en quelque sorte, simulé un dépôt. L'information financière reste enregistrée et accessible dans les archives électroniques des gares de triage de ce capitalisme qui devient de plus en plus clandestin. Toujours Clearstream et Euroclear. La première a son siège dans un paradis fiscal. Le Luxembourg. C'est à dire un lieu où aucun juge indépendant ne mettra jamais les pieds. La boucle apparaît ainsi bouclée.

La multiplication des radars sur les autoroutes françaises a réduit considérablement les excès de vitesses et les accidents mortels. La peur de l'amende et du gendarme a joué. La multiplication des itinéraires bis, des trafics de plaques et des véhicules dépassant la vitesse autorisée ont transformé en jungle inaccessible le réseau autoroutier financier. Le capitalisme n'est pas devenu fou, comme le prédisent certains, il est devenu incontrôlable.

En 2002, alors que la grosse berline suisse me dépassait, j'ai eu cette vision. Nous étions des millions de types à nous traîner d'embouteillages en stations de péages, flashés par des radars, contrôlés par la police. Au dessus de nos têtes volaient des bolides conduits par des fantômes souriant comme des vampires.

DR

Commentaire:

Les problèmes qui détruisent la famille.

L'amour pour l'argent est à la base de tous les maux de notre société. L'avarice et la cupidité sont les armes qui tuent le plus de gens dans le monde. Leurs munitions, la génération de dettes pour les individus.

 Exemples donnés par M. Helmut Creutz, économiste:

En Allemagne, la multiplication par quatre de la dette publique depuis 1981 n'a servi qu'à financer le paiement des intérêts pendant la même période. L'explosion de l'endettement n'a donc rien apporté à l'Etat, pas un mark pour des investissements ou d'autres dépenses, il n'a fait que multiplier par quatre le montant de la dette, en accroissant dans les mêmes proportions le montant des intérêts à payer, ce qui non seulement creuse les déficits dans les caisses de l'Etat, mais encore conduit à multiplier les tensions sociales, puisque les paiements d'intérêts reviennent en fin de compte à subventionner les riches.

Le PNB s'est multiplié de sept fois entre 1950 et 1995 et les dettes de 23 fois dans la même période, ce qui charge les familles qui n'ont plus d'enfants.

Ceci génère les problèmes que nous voulons attaquer en priorité.

Détérioration des finances familiales

Augmentation de l'insécurité et de l'injustice

Manque de logements et de transports adéquats

Déficiences dans les écoles et dans l'éducation

Attaques à l'environnement

Débâcle de l'économie publique (duplication de la dette en 2005 à Fr. 2'400 millions).
Autres points forts :
Jeunesse: Afin de prévenir la délinquance juvénile, organiser une société où les familles peuvent manger ensemble et faire une petite sieste à midi, comme par le passé, et rappeler que l'éducation est, en premier lieu, l'affaire des parents, avec des repères, mères et pères solides,
Drogues. Soutenir une politique ferme en matière de drogue.
Étrangers: œuvrer à leur l'intégration.
Emploi: soutenir des programmes de réinsertion professionnelle et remettre un dividende à tous, la plupart des dettes ont été créées de rien, le faire savoir et les effacer
Culture: s'assurer des valeurs judéo-chrétiennes.
Environnement: Lausanne, la ville la plus polluée. Soutenir le développement des énergies renouvelables et promouvoir les économies d'énergie.
Transports: augmenter la fréquence de transports publics gratuits. Redéfinir les zones de parcage du centre ville pour faciliter l'accès aux commerces. Créer de nouvelles pistes cyclables.
Renseignements: Vous pouvez obtenir tous renseignements en téléphonant au No 021 616 88 88.

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Finances: Vous pouvez soutenir la campagne en effectuant un don pour le Club de Lausanne sur le CCP 10-48217-6


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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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Clearstream-Ferraye, on veut tout faire pour étouffer l' affaire, même une guerre avec l'Iran.

Clearstream - Ferraye : haro sur la liberté d'informer


Pourquoi cette persécution ? Pour avoir révélé l'existence d'une gigantesque lessiveuse d'argent sale, politiquement protégée par un Etat membre de l'Union Européenne, le Luxembourg, et qui implique la BNP Paribas, la Société Générale, Le Crédit Lyonnais, la Chase Manhattan, la Barclay's, la Deutch Bank... Le coeur du système capitaliste ! Il ne fait décidément pas bon s'attaquer aux puissances économiques. A méditer, alors que la loi de prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy, votée la semaine dernière, ne contient pas une seule disposition contre la délinquance financière.

denis_robert_comit_"La liberté de presse, d'écrire et d'informer est bafouée par le pouvoir de l'argent et les intrigues politico-financières. Les super-menteurs du monde politique, de la finance et de l'armement sont écartés de toute poursuite" : mais pas Denis Robert, qui a fait hier cette déclaration à sa sortie du bureau des juges venant de lui signifier sa mise en examen dans l'affaire des listings falsifiés de Clearstream. Les magistrats auront donc suivi les recommandantions du parquet de Paris, scélérate marionnette : il faut punir ceux qui ont révélé l'affaire, parce qu'ils ont osé entrer en possession d'éléments qui ne les regardaient pas : protégeons le secret sur les opérations illégales ! Que reproche-t-on en effet au journaliste écrivain ? "Recel de vol et d'abus de confiance", pour avoir détenu des listings bancaires subtilisés à la chambre de compensation luxembourgeoise par Florian Bourges, à la faveur d'un audit qu'il avait mené, alors qu'il était stagiaire dans un cabinet de consultants. Lui aussi est bien sûr mis en examen, pour "vol et abus de confiance". La justice française prend donc le parti de défendre Clearstream. Et s'asseoit sur la liberté d'informer :"Si les professionnels de la presse doivent être poursuivis chaque fois qu'ils sont amenés à entrer en possession ou à prendre connaissance de documents qui n'étaient pas destinés à être rendus publics, c'est tout le travail du journalisme d'investigation qui pourrait être compromis", s'indignait ainsi Reporters Sans Frontières fin octobre, craignant l'éventuelle mise en examen. Cette ignominie est donc aujourd'hui d'actualité. Un comité de soutien à Denis Robert s'est constitué, dont le blog est accessible ici. (Gageons qu'il apportera aussi son aide à Florian Bourges, son informateur.) Parce que le journaliste ne peut plus assumer les frais énormes occasionnés par le véritable harcèlement judiciaire dont il est la victime : 31 procédures sont actuellement en cours et au total, plus de six millions d'euros de dommages et intérêts cumulés sont ainsi réclamés à Denis Robert, ses témoins, les Arènes et Julliard ses éditeurs ou Canal + qui a diffusé ses films. Même s'il gagne ses procès, encore faut-il payer les avocats. Pourquoi cette persécution ? Pour avoir révélé l'existence d'une gigantesque lessiveuse d'argent sale, politiquement protégée par un Etat membre de l'Union Européenne, le Luxembourg, et qui implique la BNP Paribas, la Société Générale, Le Crédit Lyonnais, la Chase Manhattan, la Barclay's, la Deutch Bank... Le coeur du système capitaliste ! Il ne fait décidément pas bon s'attaquer aux puissances économiques. A méditer, alors que la loi de prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy, votée la semaine dernière, ne contient pas une seule disposition contre la délinquance financière.

PS : Billet très percutant sur le blog de Corinne Lepage, titré Denis Robert victime de la république bananière.



Clearstream et aussi



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"Je n'ai pas le pouvoir, la France comme le reste du monde est assujettie à une dictature financière qui gère tout." François Mitterand,

Affaires Borel, Ferraye-Clearstream, Koweït-gate, AZF Toulouse, Lady D...Des magistrats, avocats, experts et médecins-légistes, souvent des mêmes loges ou "fraternelles", en travers des procédures et censures à milliards.


"Je n'ai pas le pouvoir, la France comme le reste du monde est assujettie à une dictature financière qui gère tout."   François Mitterand,

cité par la Tribune de Genève, le 22.11.2007 dans l'article au sujet de Danielle Mitterand par M. van Berchem, Paris.

Le premier garde des sceaux incriminé, Dominique Perben, a fait nommer procureur général Michel Barrau, l'homme qui n'eut dePascal_Clement cesse de faire systématiquement obstacle aux investigations du juge Halphen sur les milliards engrangés par la Chiraquie, l'étouffeur en chef des affaires gênantes pour le pouvoir ou ses amis. Le second, Pascal Clément, a en sa possession un rapport écrit par l'ancien procureur de Toulouse, Michel Bréard, qui met très gravement en cause l'ancien substitut Pierre Bouragué, comme le révèle le journaliste Aziz Zemouri dans les colonnes du Figaro : "Le haut magistrat s'étonne de le retrouver régulièrement en travers des procédures qui mettent en cause Patrice Alègre. Michel Bréard fait notamment état des témoignages de trois policiers qui ont reconnu l'ancien substitut comme étant le magistrat présent, avant l'arrivée de la police, sur les lieux du meurtre de Line Galbardi en 1992, crime dont Alègre est suspecté. Marc Bourragué a toujours démenti. Mais l'ancien procureur de Toulouse rapporte qu'en niant par écrit ces faits, Marc Bourragué pourrait être inquiété pour "un délit d'attestation faisant état de faits matériellement inexacts". Et ce n'est pas tout ! Le journaliste précise aussi que le nom de Bourragué figure dans le dossier de la disparition d'Hélène Loubradou, la fille du président de Stop à l'oubli : "Lorsque le lieutenant-colonel de gendarmerie se saisit de l'affaire, qui informe-t-il ? Marc Bourragué, spécialisé dans les affaires financières au parquet". On peut s'interroger sur le rapport entre les affaires financières et la disparition de cette jeune femme de 26 ans...  Mais le rapport avec Bourragué ? Toujours le même, Patrice Alègre. Hélène Loubradou a en effet noté dans son journal intime pour le jour de sa disparition un rendez-vous avec "Pat", dans un bar juste devant le lac où Alègre avait l'habitude de pêcher, et une photo est montrée au serveur de la brasserie, qui reconnaît la disparue et dit l'avoir vue en compagnie d'un homme dont le signalement correspond à celui d'Alègre. Mais le lieutenant-colonel - dont on se demande pourquoi il a michel_roussel_couvprévenu Bourragué -, contre toute attente, n'ouvre pas d'enquête. Les hallucinantes révélations sur le rôle de Bourragué contenues dans le rapport Bréard, qui dort dans un coffre-fort de la chancellerie depuis janvier 2005, n'ont toujours pas été rendues publiques par Pascal Clément. Il a chargé notre spécialiste de l'enterrement d'affaires cité plus haut, le procureur général Michel Barrau, de déclarer avec un toupet ahurissant : "ce rapport n'a révélé après examen aucun fait de nature à entraîner des poursuites disciplinaires ou pénales". Tout va bien, donc. Chiche qu'on le publie, alors ! Mais le président de Stop à l'oubli, malgré les rapprochements évidents dès le départ avec Patrice Alègre, aura tout de même dû attendre 14 ans pour que le dossier de la disparition de sa fille soit enfin rouvert. Lorsque Gabriel Loubradou rencontre en 2003 le chef de la nouvelle section Homicide 31, le gendarme Michel Roussel.

Une version déjà condamnée pour diffamation

Loubradou raconte ainsi son entrevue avec l'enquêteur : "Il me faisait répéter ce que j'avais déjà dit aux gendarmes. La première enquête datait de 1989, tout de même ! C'est alors que Roussel, excédé, me montre enfin mon dossier : il était vide. J'étais stupéfait. Toutes les pièces que j'avais fournies ainsi que les témoignages avaient disparu. Je commence à comprendre qu'on s'était moqué de moi pendant tout ce temps-là. Je me rends compte aussi que mon cas n'est pas isolé : d'autres dossiers de "disparitions" ou de crimes maquillés en suicides ont subi le même sort que le mien." De tout cela, sera-t-il question dans baudis_couv_calomnieNotable donc coupable ? Evidemment pas. Etchegoin et Aron, les scénaristes de cette "fiction", relaient de façon zélée la version officielle, celle de Dominique Baudis. Qu'il défend dans son livre Face à la calomnie, pour lequel il a été condamné à deux reprises pour diffamation envers Michel Roussel. L'ouvrage même adapté pour le film, Le bûcher de Toulouse, est poursuivi par la famille d'une des victimes, Line Galbardi, pour "atteinte à la dignité de la victime" et "outrage à la justice". La plainte devait être examinée le 29 mai dernier mais le tribunal de Toulouse, à la stupéfaction générale, s'est finalement déclaré "territorialement incompétent". Parce que Dominique Galbardi ne lui a pas fourni le ticket de caisse prouvant qu'elle avait bien acheté Le bûcher de Toulouse à... Toulouse ! La plaignante a évidemment fait appel. Que cache cette ahurissante décision, jamais vue dans les annales de la justice française ? Fallait-il éviter que le livre ne soit condamné avec d'en tirer un film ? Dans ce cas, c'est raté : le 22 septembre dernier, la 17è chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné l'éditeur Grasset pour diffamation, à la suite d'une plainte déposée par l'ancien procureur Bréard lui-même - celui du rapport enterré par Clément ! En janvier, c'est Dominique Baudis qui sera jugé à son tour, "exactement pour les mêmes raisons qui viennent d'entraîner la condamnation" du Bûcher de Toulouse, précise l'avocat de Bréard, Maître Jacques Lévy.

France 2 lave plus blanc le président du CSA

Voilà donc l'histoire, déjà condamnée par la justice comme diffamatoire, que vous vous apprêtez à tourner.stop___l_oubli Voilà la version que le grand public prendra forcément pour argent comptant, diffusée en prime time sur le service public et servie par des interprètes de votre trempe. Voilà pourquoi, cher Bernard, je vous demande aujourd'hui de revenir sur votre accord de participer à ce qui s'apparente à une opération de désinformation. Une pantalonnade où il est décidé de raconter à sa façon une affaire qui implique le président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, alors même que des procédures judiciaires sont toujours en cours. Mais que l'on se rassure, on attendra pour diffuser l'oeuvre que Baudis ait quitté la présidence du CSA ! Ne laissez pas instrumentaliser votre talent de comédien et votre popularité au service de la propagation d'une vérité officielle qui ne peut convaincre quiconque se penche sur le dossier. Ne vous faites pas le porte-parole du mensonge d'Etat, pas vous ! Pour finir de vous en convaincre, lisez donc l'effrayant communiqué publié le 2 juin 2003 par l'association Survie*, avec pour titre De Toulouse à Paris et à la Françafrique : Débauches mortelles, méga-corruption et coopération mafieuse sous le même édredon judiciaire ? (texte à lire en entier sur le site de l'association), qui commence ainsi : "Sans entrer prématurément dans le détail et le degré des culpabilités, il est déjà clair que le serial killer et violeur en série Patrice Alègre n'a longtemps pu agir en toute impunité que grâce à des protections policières, judiciaires et politiques considérables. Au-delà d'un séisme provincial, ce contexte rappelle une composante taboue de la très grande corruption en France et de la criminalité françafricaine (en Afrique et en France) : l'appartenance à des cercles d'initiés. Un mode d'"initiation", parmi d'autres, est la participation à des "partouzes" filmées, voire à des séances de crimes sexuels (viols, pédophilie, tortures, dégénérant en certains cas extrêmes jusqu'au meurtre des victimes). Un point commun à tout cela : tenir un certain nombre de gens par le chantage."

Mise à jour : suite au décès de Francis Girod, c'est à présent Dominique Béron qui est en charge de la réalisation du téléfilm. Bernard Giraudeau a fait savoir qu'il n'avait jamais été contacté pour tenir le rôle de Dominique Baudis. Dont acte. Charles Berling, par contre, l'a accepté. Et Antoine de Caunes figure également au sein du casting, dans le rôle de... Karl Zéro ! Un peu de conscience citoyenne, messieurs, que diable !

* : Survie est une association (loi 1901), fondée par le regretté François-Xavier Verschave, qui mène des campagnes d'information et d'interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud, à la création inspirée par le manifeste-appel de 126 prix Nobel contre la faim et pour le développement (1981).

manif_stop___l_oubli

Article publié sur Le Monde Citoyen.

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AZF : l'accident coûte que coûte

azfExplosion de l'usine AZF de Toulouse. En mai dernier, les experts judiciaires ont remis leur rapport qui conclut définitivement à la thèse de l'accident. Une imposture scientifique qui ne convainc personne. Que cache-t-elle ?

Le 11 mai 2006, les experts judiciaires rendent leur rapport définitif sur l'explosion de l'usine AZF du 21 septembre 2001, qui a fait 30 morts et 5000 blessés, endommageant en outre 27 000 logements alentour : il s'agit bien d'un accident. Ce que les autorités se tuent à nous dire depuis le début : deux heures à peine après l'explosion, la police indique déjà à l'AFP qu'elle est "probablement d'origine accidentelle", et l'après-midi même, un expert judiciaire donne une interview à La dépêche du Midi, évoquant une "auto-inflammation" des stocks de nitrate dans le hangar de l'usine. La piste terroriste est close trois jours après la catastrophe, lorsque le procureur Michel Bréard affirme : "L'attentat, certainement pas, je suis formel. Il y a 99 % de chances pour que ce soit un accident." Formel ? 99 % ? Comment peut-il s'exprimer ainsi alors que les investigations débutent à peine ?

Une mystification scientifique

Tout se passe comme si, dès le départ, il avait fallu coûte que coûte que l'enquête valide bien la thèse autorisée de l'accident : cherchons à expliquer comment il a pu se produire et n'allons surtout pas trop loin dans la vérification d'autres pistes. L'édition d'hier de Charlie Hebdo, qui revient sur le dossier en quatre pages titrées Tout a explosé sauf la vérité, s'amuse des hypothèses successivement envisagées par les experts pour corroborer le caractère accidentel de l'explosion. Auto-inflammation ? "un scoop scientifique qui laisse les spécialistes en ammonitrates passablement pantois : ils ignoraient, jusqu'à ce que la justice française les en informe, que des sacs d'engrais agricole pouvaient exploser spontanément". Pour coller à tout prix à cette explication, nos experts envisagent que l'ammonitrate aurait été "fortuitement contaminé" par : "du fioul, de l'huile, des matières plastiques, des morceaux de bois, des poussières, de la rouille, des végétaux, de la terre, des remontées de la nappe phréatique...", énumère avec gourmandise la journaliste de Charlie,rat_mort Sylvie Coma, avant d'asséner le coup de grâce : "des sources policières iront jusqu'à envisager que les 300 tonnes d'engrais agricole aient pu exploser à cause du méthane produit par... le cadavre d'un rat." Bien entendu, rien de tout cela n'est sérieux. Il faut trouver autre chose. C'est fait à la fin de l'année 2001 avec la divulgation de l'élément mystère : des dérivés de chlore pour piscine. Un sac de 500 kilos aurait été déversé par erreur dans le sas du hangar. Jamais ces ingrédients n'auraient dû se trouver à proximité l'un de l'autre et le manutentionnaire à qui on a voulu faire porter le chapeau, Gilles Fauré, le dernier à avoir vidé une benne dans le hangar, nie avec la dernière énergie. Il travaille depuis huit ans sur le site et connaît parfaitement les produits qu'il manipule. De plus, impossible de toucher au chlore sans un masque à cartouches ventilées, des gants, une combinaison et un aspirateur à sac, ce que prouvera l'échec des deux reconstitutions opérées en octobre 2002. Fauré bénéficiera  du reste finalement d'un non-lieu, le 13 juillet dernier. Mais qu'à cela ne tienne. En novembre 2001, les policiers conduisent Fauré jusqu'au bâtiment d'où est censé être parti le chargement suspect. Et devinez quoi ? Miracle : posé bien en évidence au-dessus des emballages de nitrate, un sac de chlore vide ! Qui tombe à pic. Mais en avril 2002, Le Figaro reconstitue l'itinéraire du sac en question et démontre qu'il était déjà vide deux mois avant l'explosion. Qu'à cela ne tienne bis. Comment l'explosion se serait-elle produite? Elle peut survenir si le mélange ammonitrates-chlore s'ajoute à des hydrocarbures, si l'ensemble est intimement mélangé, humidifié de 10 à 20 % d'eau puis laissé à mariner dans un environnement confiné. Le hangar est ouvert aux quatre vents... L'expert judiciaire François Barat réalise une reconstitution en laboratoire et claironne que l'explosion survient en 26 secondes. Las, la contre-expertise prouve que son expérience est bidonnée. Qu'à cela ne tienne ter. Marc Mennessier, ingénieur agricole de formation et journaliste au Figaro, dans une interview exclusive accordée à Nicolas Voisin du Monde Citoyen, appuie là où ça fait mal : "des expertises ont montré que le produit censé avoir déclenché l'explosion, on n'en a trouvé aucune trace dans le hangar où il était censé être". Et en effet, la version finale définitivement retenue en mai 2006 par le rapport d'expert fait état d'une contamination "par sympathie" entre le chlore et les ammonitrates. Et s'il faut modifier pour cela le plan des lieux, qu'à cela ne tienne quatro. D'abord présenté avec le chlore et le reste bien séparé par un muret de 1,5 mètres, une deuxième version le redessine finalement de telle façon à ce que le chlore touche pratiquement les nitrates. Charlie reproduit les deux plans contradictoires : imparable. Mais si la version de l'accident telle qu'on nous la présente n'est pas crédible dix minutes, que cache cet empressement à la faire accréditer à tout prix ?

La thèse de l'attentat délibérément étouffée

azf2"Cet aspect de l'enquête a été occulté dès le départ", constate Marc Mennessier au micro de Nicolas Voisin. De quoi parle-t-il ? De l'hypothèse d'un attentat, pourtant envisagée par les Renseignements Généraux dès le 3 octobre 2001. Où l'on ne peut faire autrement que se pencher le cas d'un ouvrier d'AZF, Hassan Jandoubi. Lisons ce qu'écrit de lui dans L'Express en janvier 2003 Anne-Marie Casteret, journaliste d'investigation éminemment crédible hélas décédée fin mai, ayant par exemple sorti l'affaire du sang contaminé : "un employé intérimaire qui chargeait des sacs d'ammonitrates dans des camions. Son lieu de travail, le bâtiment IO, était situé juste en face du hangar 221. Hassan J. sera tué par l'explosion. Retrouvé enseveli au bord du cratère, ce jeune Français d'origine tunisienne est transporté à la morgue de l'hôpital Purpan. Lors de l'examen du corps, première étape avant l'autopsie, la médecin légiste est surprise de la tenue très soignée du jeune homme et surtout du port de cinq sous-vêtements sous le pantalon de travail. Ces éléments lui font penser au rituel observé par les auteurs d'attentats suicides en Israël, qui protègent ainsi leur sexe des dégâts de l'explosion. Elle fait part de ses observations aux policiers. Le SRPJ demande alors aux RG d'enquêter. Ceux-ci vont recueillir un certain nombre d'éléments significatifs sur la personnalité et les fréquentations de Hassan J. Ancien délinquant, ce dernier serait tombé depuis plusieurs mois sous l'influence du groupe islamiste «tendance afghane» de Mohammed R. Or des membres de ce groupe, dont le propre fils de Mohammed R., ont été arrêtés, une heure après l'explosion, par la brigade autoroutière de Valence-d'Agen, à 100 kilomètres de Toulouse. La vitre arrière de l'un des véhicules est brisée. Les automobilistes expliquent qu'elle a été soufflée par l'explosion parce qu'ils se trouvaient à ce moment-là à proximité de l'usine. Qu'y faisaient-ils? Pourquoi et comment ont-ils si précipitamment quitté les lieux alors que la panique régnait et que la rocade qui longe l'usine était impraticable ?" En parlant de la "tenue soignée" de Jandoubi constatée lors de l'autopsie, "on" l'a tout simplement changé de vêtements ! Il porte des traces de brûlures un peu partout sur le corps mais son pantalon et son tee-shirt sont intacts. Ledit pantalon, de taille 44, dans lequel il flotte, ne fait pas partie de la tenue fournie par l'usine et un témoin le décrit habillé ce jour-là d'un pantalon moulant... Qui lui a changé les vêtements, et que cachait la tenue escamotée ? Pourquoi a-t-on attendu une semaine entière avant d'aller perquisitionner chez lui, où sa compagne avait entre temps tout nettoyé et jeté ses effets personnels ? Pourquoi a-t-on omis de vérifier les trois revendications différentes parvenues aux autorités et à la presse locale, dont l'une a été envoyée sur le fax d'un centre de pompiers piraté depuis l'Angleterre, plaque tournante du terrorisme islamique européen bien connue ? Autant d'éléments négligés (délibérément escamotés ?) qui auraient largement mérité des investigations complémentaires, au lieu de s'en tenir à la version abracadabrante de l'accident défendue par les experts judiciaires.

A la mémoire d'Anne-Marie Casteret

Décidés à ne pas clore le dossier, nous remuons actuellement ciel et terre pour interroger Lionel Jospin, alors chef du gouvernement, Thierry Desmaret, PDG de Total, ou son cadre chargé du suivi de l'enquête, Patrick Timbar, le procureur Michel Bréard, ainsi que le fils d'Anne-Marie Casteret, qui avait laissé ce commentaire sur un article publié par AgoraVox à propos de l'affaire : "Ma mère a énormément travaillé chacun de ses articles portant sur l''explosion de l'usine AZF. Elle a enquêté exclusivement sur ce sujet pendant quatre ans et demi et n'a publié qu'une demie douzaine d'articles. Je peux vous garantir que chacun des faits rapportés reposent sur des sources vérifiables. (...) Lorsqu'une de mes amies lui demanda pourquoi, s'il s'agissait d'un accident, l'explication tardait tant, elle lui répondit qu'elle pensait que le procureur avait écarté d'emblée la piste d'un attentat ou d'un acte criminel, parce qu'un attentat ou un crime de cette ampleur, "ça se voit tout de suite". Et puis elle est partie enquêter à Toulouse. Et lorsqu'elle est revenue, elle était verte. Parce qu'en effet, un crime ou un attentat, ça se voit. Même quand on essaie de le cacher. Pendant quatre ans, ma mère a relevé, avec une énergie miraculeuse compte tenu de son état de santé, toutes ces petites cachotteries, très très troublantes. Elle y travaillait encore trois jours avant son décès. Elle était une passionnée de la vérité et de la justice et elle oeuvrait avec rigueur et sincérité." En sa mémoire, et en celle des victimes de la catastrophe, puisse la vérité émerger un jour.

Posté par Olivier Bonnet à 14:00 - On nous cache tout, on nous dit rien ! - Commentaires [12] - Rétroliens [2] - Permalien [#]

"Je n'ai pas le pouvoir, la France comme le reste du monde est assujettie à une dictature financière qui gère tout."
François Mitterand, cité par la Tribune de Genève, le 22.11.2007 dans l'article au sujet de Danielle Mitterand par M. van Berchem, Paris.
Liberté de parole et de penser sur internet. Des moyens simples et efficaces, comme à Madagascar, http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=263,pour lutter contre ceux qui nous cachent toute l'abondance pour mieux nous exploiter en voulant toujours plus de raretés, en acceptant la mort des plus faibles, par famine ou pour d'autres raisons encore moins avouables...
Quelques images en vidéo pour mieux saisir les enjeux...
Cliquer le lien ci-dessous, les autres ont été à nouveau censurés...
http://video.google.fr/videoplay?docid=-7751407403451499540
Vidéo ( trop souvent censurée...)
« Sans aucun doute »
Julien COURBET - TF1 12 mai 2000
Emission censurée sur ordre de Dominique Strauss Kahn, alias DSK, maintenant PDG du FMI, le jour même de sa diffusion prévue et annoncée ! Bernard Nicolas, qui était présent sur le plateau de « Sans Aucun Doute » ... Julien COURBET - TF1 12 mai 2000, censurée... Julien Courbet: Vers quelles pistes il va falloir se diriger ? Réponse de Bernard Nicolas à 13:10 Et bien, écoutez, Jacques Martin et Kader Ben Riba, qui ont commencé à travailler sur ce dossier ont vu, au travers des documents qu'ils ont pu consulter et des gens qu'ils ont pu contacter par téléphone qu'il y avait une foultitude de personnages, c'est-à-dire vous avez d'anciens policiers de la DST, devenus détectives privés, des hommes d'affaires qui sortent d'on ne sait où, attirés par le gâteau financier apparemment et surtout des comptes ouverts dans plusieurs grandes banques dans le monde entier. L'argent s'est tout d'un coup évaporé, escamoté. Et, à l'évidence, il faut, comme le disait feu le juge Falcone, en Italie, un des grands magistrats anti-corruption italien qui a payé de sa vie son courage. Il disait: " Pour trouver le criminel, il faut suivre la piste de l'argent, donc il va falloir que vos deux journalistes suivent la piste de l'argent pour essayer de trouver qui s'y intéresse aujourd'hui et qui va tenter de retirer le maximum du magot. 14:27 Me Vergés... Autre source, plus tard... Bernard Nicolas, journaliste d'investigation , interrogé par Sophie Coignard (Le Rapport OMERTA 2 - page 261) - Vous avez déjà été victime de censure dans l'exercice de votre métier ?
« Plusieurs fois. Dès lors qu'il était question de personnage politique de premier plan, les ennuis commençaient à TF1……Une fois, j'avais fait un reportage sur une histoire politico-financière compliquée qui devait passer dans l'émission de Julien Courbet Tout est possible. Dans la journée, une autopublicité annonce le thème de mon enquête. La direction de TF1 s'inquiète : cette affaire peut-elle être gênante pour Dominique Strauss-Khan ?…..J'étais interloqué : rien n'indiquait dans mon enquête que DSK fût mêlé en quoi que ce soit à cette affaire. Soit on se trompait en haut lieu, soit on en savait plus long que moi…..Les téléspectateurs qui ont vu la bande-annonce n'ont jamais vu la suite… »

Plus une deuxième vidéo de 17 minutes d'entretien entre l'inventeur et M. Burdet pour vous expliquer les grandes lignes de la corruption des pouvoirs judiciaires et politiques.
Cliquer le lien ci-dessous, les autres ont été à nouveau censurés...
http://video.google.fr/videoplay?docid=-698047735755472484&q=ferraye
Et attendre quelques minutes le chargement des images, merci.
http://www.googleswiss.com/fr/geneve/jf/video.html Pour large diffusion, merci.


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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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La femme est, comme toujours, l'avenir de l'homme, et réciproquement. Si qua fata sinant...:-)
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Doxines, rappel urgent - Georges Letellier


23/03/2007 - 11:19:49

Secrétariat du Grand Conseil

Interpellation présentée par le député:

M. Georges Letellier

Date de dépôt : 20 mars 2007

Messagerie

IUE 397

Interpellation urgente écrite

Les dioxines ? … Dans votre assiette bien sûr !

Nos usines d'incinération traitent d'importantes quantités de déchets en

provenance des pays frontaliers : France, Allemagne et Italie, jusqu'ici, sans

législation fédérale réglementant les émissions de dioxines.

La récente ordonnance de l'Opair du 17 octobre 2006 (encore en

consultation) fixe des limites de rejets de dioxines et furannes dans les

fumées à 0.1 nanogrammes/Nm3(norme 1248-1/2), plus restrictive que la

norme européenne en vigueur : 1à2 ng/Nm3 (OMS), ce qui est un premier

pas vers la prise de conscience de cet empoisonnement collectif.

En revanche, le délai de 6 à 10 ans accordé pour la mise en conformité

technique des incinérateurs, en fonction de la nouvelle norme, est beaucoup

trop long en regard de l'acuité du problème posé par les dioxines, notamment

la TCDD (tetrachloro dibenzo dioxine) dérivée du chlore, appelée dioxine de

Seveso, cancérigène ??.. sans commentaires.

Pour protéger les consommateurs, il est urgent que nos autorités fixent un

SEUIL d'émissions (contamination au sol) des dioxines du type TCDD, égal

ou inférieur aux normes EPA américaines, beaucoup plus restrictives que les

normes européennes, ceci s'explique par leurs expériences sur les défoliants

(agent jaune) utilisés pendant la guerre du Vietnam et autres armes chimiques

ADM ; ECT.

Le seuil en dioxines fixé aux Etats-Unis : 0.0064 pg (pico gramme)/kg

(poids humain de dioxines ingérées) par jour pour 1 cancer /millions

d'habitants, est adapté à l'extrême dangerosité de la TCDD.

IUE 397 2/3

Afin d'éviter une augmentation draconienne des frais médicaux liés à

l'ingestion des dioxines qui contaminent la chaîne alimentaire, il faut

immédiatement interdire l'incinération des emballages en PVC (mis en

cause) et les traiter à part (four à 1'800 degrés) pour être en conformité avec

les normes US.

Il faut savoir que les importations de déchets spéciaux à détruire dans

notre pays se font sans contrôle ni loi c'est ainsi que les dioxines TCDD

(dérivées du chlore) toxiques se retrouvent en finalité… dans votre assiette.

En incinérant des déchets en provenance des pays frontaliers, sans

législation fédérale sur les dioxines, la Confédération helvétique est en train

de devenir (à l'insu du citoyen) un véritable dépotoir.

Finalement, nous allons nous enorgueillir d'être le champion du monde

des frais médicaux par tête d'habitants.

Il faut encore savoir qu'à frs 150.- à frs 300.- la tonne de déchets à

incinérer, ce trafic est très lucratif ! ..quand on sait que la Suisse en importe

des milliers de tonnes et qu'il serait contrôlé par la mafia en Italie (info

internet).. Il est permis de se demander à qui profite ce « sale » commerce ?

Ceci explique peut-être cela !

Parallèlement à la mise en conformité de nos installations, il nous faut

mettre en place un contrôle strict des produits alimentaires, en provenance

des pays fortement contaminés par les retombées (pays de l'est par exemple)

de même qu'une norme de contrôle strict des produits alimentaires en

picogrammes/kg ou litre(lait) doit être prévue sachant que la toxicité des

dioxines est aujourd'hui largement connue.

L'usine des Cheneviers devra être rapidement mise en conformité.

Je constate que les verts restent pâles ou étrangement silencieux sur la

question des dioxines. Ils sont certainement écologiquement dépassés par

l'ampleur de leurs responsabilités.

Les gaz à effet de serre …on connaît… mais de la dioxine dans votre

assiette.. c'est pas moins pire.

Nb 1 picogramme=10 puissance moins 12 grammes.

En vertu des pouvoirs qui sont ceux du député, des devoirs et obligations

qui sont ceux du Conseil d'Etat, voici la question posée dans le cadre de cette

IUE, conformément à l'article 162A LRGC

QUESTION

3/3 IUE 397

Quelles sont les mesures que compte entreprendre le Conseil d'Etat

face à la réelle menace que représentent les teneurs intolérables en

dioxines contenues dans les déchets que nous devons traiter ?

IUE 397 - Interpellation urgente ecrite de M. Georges Letellier ...
M. Georges Letellier. Date de dépôt : 20 mars 2007. Messagerie. IUE 397. Interpellation urgente écrite. Les dioxines ? … Dans votre assiette bien sûr ! ...


--
Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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